08/09/2010

Infrarouge... des sourires et des hommes

L'émission Infrarouge du 8 septembre a comme thème la révision de l'assurance chômage. Thème ô combien complexe quand il s'agit de réduire des acquis sociaux pour préserver l'avenir de la société. Comme un bateau sur lequel il faut limiter le nombre de passagers sous peine, si on prend tout le monde à bord, de faire couler l'embarcation et de noyer tout le monde...

Toujours est-il qu'au delà de l'enjeu capital de notre assurance chômage, ce qui est choquant est l'attitude de la TSR face aux genres.

Dans l'organisation de l'émission sur la question de la révision de la loi sur le chômage, et plus particulièrement sur la question des jeunes, Infrarouge nous a montré deux reportages sur deux jeunes:

- un jeune homme, super actif, en trottinette, qui a un petit job, un patron sympa et qui est pour la loi

- une jeune femme, triste, montrant un gros classeur d'offres restées sans réponse positive, qui n'a pas de job, qui plus est, se promène avec maman et une poussette et qui est contre la loi.

Dans l'assemblée, la TSR a choisi de donner la parole à deux jeunes:

- un jeune homme, Adrien Genecand, 22 ans, qui travaille, qui est actif en politique est super dynamique et qui est pour la loi

- une jeune femme de 24 ans, étudiante, qui n'a semble-t-il jamais travaillé (elle n'est pas une fille de riches ! dit-elle), qui a été au bénéfice d'une bourse pour ses études, qui attend du chômage de recevoir un revenu et qui est donc contre la loi.

En tant que femme active, et en tant que présidente des Radicales du canton de Genève, je me permets de souligner que ce clivage est un cliché malheureux. Les femmes d'un côté, assistées, sans job, contre la loi et de l'autre, les hommes, battants, actifs économiquement, libres. Je suis certaine qu'il y a aussi des jeunes femmes en faveur de la loi et des jeunes gens contre.

Je souhaiterais rendre attentive notre télévision nationale de ne pas perpétuer des messages de ce type à l'avenir dans le choix des intervenants, à ne pas cantonner les femmes dans un rôle passif et les hommes dans celui d'actif. Imaginez, la TSR aurait fait le même clivage en montrant des personnes de couleur contre la loi et des petits suisses bien blancs en faveur... on aurait hurlé au scandale raciste ! et avec raison ! Alors, évitons le scandale "genriste" et montrons des femmes et des hommes dans chaque catégorie...

19:11 Publié dans Genre | Tags : genre, politique | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

Le malheur à la TSR c’est qu’ils ne savent que présenter des documents sur Neuchâtel.
On n’en déguste à toutes les sauces : couleurs locales et sans oublier le télé journal.

Pour en revenir à l’émission du 8, dame Mamarbachi était aussi mauvaise que le fut Romaine Jean, ce n’est pas peu dire.
Je ne supporte plus l’agressivité de cette urbaine, son regard torve, ses mimiques, ses mouvements de la tête et des mains, sa manie de ne pas écouter les invités et de les couper sans cesse, c’est énervant. Cette dame qui se fait sans cesse mousser n'a pas la manière pour ce genre de débat.

Des fois, il m’arrive de rêver que lors de son parcours quotidien à vélo de Carouge à la tour de la TSR elle tombe dans l’Arve…

Je la déteste, mais que faire me demanderiez-vous ? Je n’ai qu’une réponse : ZAPPER

Texte publié également sur : http://hypolithe.romandie.com/

Écrit par : Hypolithe | 09/09/2010

Bien vu. Effectivement, les exemples pris lors de reportages par la TSR non seulement sont souvent succints, orientés et peu représentatifs tout comme les interviews où le présentateur incapable d'improvisation, veut à tout prix poser sa question préparée à l'avance même si elle est hors contexte. La TSR c'est comme une bonne élève, sans imagination et sans créativité. Elle réussit (car elle est la première, entendons par là sans concurrence) mais elle est ennuyeuse.Un fois de plus, cette émission d'Infrarouge dont le thème est important car cela implique selon le résultats des votations une augmentation du taux de prélèvement du chômage chez les salariés ou une baisse des prestations...se révèle peu construite et mal ficelée. A quand une émission du type "C'dans l'air" bien animée, au thèmes variés, à un casting de personnes sans cesse renouvelé, à un meneur de débat ferme mais courtois ?

Écrit par : Demain | 09/09/2010

Vous oubliez l'essentiel: la présidente de la Confédération défendait la révision! C'est une femme? Ou bien ai-je mal vu?

Écrit par : Esther Mamarbachi | 09/09/2010

@ Esther: Doris est une femme et vous aussi, j'ai bien vu. Cela ne change rien au fait que dans un groupe donné, les jeunes, les deux jeunes femmes défendent la même position et les deux jeunes hommes l'opposée. Il faut être attentif à ne pas projeter un clivage: les femmes à gauche, les hommes à droite. Je profite pour vous remercier, j'ai eu la chance de faire partie du public et ai vraiment pu ressentir la difficulté de votre tâche.

Écrit par : Jill | 09/09/2010

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