16/11/2010

2100 ZONE AMA

Jill S. Georges

Chapitre 3

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Ils entrèrent dans un grand salon salle à manger cuisine en forme de L. Dans la partie courte du L se trouvait les meubles de cuisine, un grand four, des plaques, un immense frigo. Devant trônait une superbe table pour douze personnes, d'après les chaises que Jo compta. Et dans la grande partie du L se trouvaient plusieurs canapés, un grand écran sur le mur du fond et quelques bières dans des mains d'hommes. Tout le monde les regardait, Jo rougit. Georges sourit et annonça :

- Bonsoir, voici Jo, dont je vous ai parlé. Jo étudie le droit à l'université et elle serait éventuellement disposée à aider Georges à organiser sa défense.

Les hommes hochèrent la tête, et l'un d'entre eux se leva, se dirigea lentement vers Jo et lui tendit la main

- Bonsoir jo, je suis Georges. Merci d'être ici ce soir. On va s'installer à la cuisine, ça va?

Jo acquiesça. Ils s'assirent à cette grande table, Georges seul en face de Jo et de Georges K.

- Bonsoir Georges. Le temps nous est compté, puis-je vous demander de me relater les faits encore une fois s'il vous plait

Alors Georges O. commença à raconter son histoire. Elle était très proche de ce que son chauffeur lui avait dit. Quand il eut terminé, Jo expliqua que le risque était grand qu'il soit reconnu coupable, c'était sa parole contre celle de la jeune femme.

- Je ne vois qu'un seul moyen de se défendre, dit-elle

- Oui, les deux Georges la fixaient avec intérêt

- Vous y avez certainement déjà pensé. Vous pouvez me montrer votre bras?

- L'implant?

- Oui, l'implant

Georges leva sa chemise. On voyait une petite cicatrice au-dessus du coude, dans la partie charnue de son bras

- J'ai mon implant, et non seulement j'ai mon implant, mais j'ai fait les contrôles régulièrement. Tout est noté sur mon livret de santé. Je ne l'ai pas violée, c'est elle qui me harcelait tout le temps. C'est elle qui ne pensait qu'à ça. Et quand je lui ai expliqué qu'un homme ne pouvait pas le faire parce que l'implant le lui empêchait, elle ne voulait pas me croire. Elle m'a dit que les mecs pouvaient, mais elle ne comprenait pas que les mecs sont des professionnels, qu'ils n'ont pas d'implant parce que c'est leur job, et qu'ils sont de toute façon opérés

- Opérés? Jo ne comprenait pas

- Oui nous avons des implants qui nous empêchent d'avoir une activité sexuelle, mais nous ne sommes pas opérés, nous pourrions nous reproduire. Alors que les mecs, qui sont payés pour ça, risqueraient de procréer sans autorisation, alors ils sont tous opérés. C'est la condition. Et c'est pourquoi beaucoup d'hommes auraient bien envie de faire le mec pour faire l'amour normalement, mais qu'ils n'ont aucune envie d'être opérés. C'est une question d'ego

- Je comprends maintenant

- Mais non Miss, vous ne comprenez rien, et vous ne comprendrez jamais rien. Nous sommes impuissants, chimiquement impuissants...

- Merci Georges, je ne suis pas une idiote, et je suis venue ici pour vous aider. Jo était en colère et sa voix avait haussé d'un ton

- Oui, bien sur, merci d'être ici. Je ne dis pas cela parce que je pense que vous n'avez pas l'intelligence de comprendre. Je suis certain que vous comprenez rationnellement parfaitement ce que je dis. Ce que vous ne pouvez pas comprendre, c'est ce qu'un homme ressent quand il a un implant, ou bien ce qu'il ressent quand il doit se faire opérer s'il veut pouvoir avoir des rapports, et ces rapports font de lui un prostitué, un homme qui se vend aux femmes, à n'importe quelle femme. Vous pouvez imaginer ce que ressent un homme, mais vous ne pouvez pas le ressentir, car vous n'êtes pas un homme mais une femme! Et si je suis accusé de viol aujourd'hui, sans chance de m'en sortir, c'est bien parce que je suis un homme ! Pourriez-vous imaginer en fait que ce soit elle, cette folle, qui ait voulu me violer?

- Georges, attention, tu t'égares. Georges semblait inquiet tout à coup du discours de son ami

 

 

07:05 Publié dans Fiction sociale | Tags : roman, genre, femme | Lien permanent | Commentaires (0)

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