10/12/2010

2100 ZONE AMA

Chapitre 4

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Tout à coup, Jo se dressa sur se pieds, regarda Zac et Adam, se tourna vers Georges, et se dirigea vers la porte

- Je dois rentrer. Je dois rentrer. Elle se précipita dans les escaliers, descendit les deux étages sans s'en rendre compte et se jeta dans la voiture, les yeux fermés, elle écouta son cheval de vent se calmer lentement.

 

Georges vérifia que la porte de la voiture était bien fermée et s'installa au volant, sans démarrer. Il reste un long moment sans bouger, attendant que Jo se manifeste. Dans son silence visuel, elle réalisa que le chauffeur attendait. Jo ouvrit les yeux, et demanda à Georges de rentrer à la maison. Elle ne vit pas qu'Adam était à la fenêtre au deuxième étage mais vit Zac qui se tenait dans le cadre de la porte d'entrée de l'immeuble. Il lui souriait, elle leva le bras et lui fit un signe de la main. Jo se sentait très mal, elle était partie comme une voleuse, les images et les mots se cognaient dans sa tête, il y avait trop de données, trop de tout. En arrivant devant la maison, quelques voitures étaient parquées sur le trottoir, et des gens s'agitaient. Miss Jo, ce sont des journalistes, c'est la TV. Georges avait la voix enjouée, c'est grâce à votre visite hier à la clinique, je suis sûr.

- Georges, je n'y suis pour rien, je vous l'ai déjà dit. Je veux rentrer, c'est tout, je suis fatiguée

- Miss Jo, si vous voulez rentrer, je dois quand même passer au milieu de ces gens. Vous croyez que vous pouvez le faire?

- Non, Georges, allons rouler, et on revient dans une demi-heure, les journalistes seront partis

- Non, Miss Jo, toutes les équipes attendront toute la nuit. Et plus vous attendez, plus il y en aura. Maintenant, je ne vois que deux femmes, regardez

- Jo risqua un œil par la fenêtre. Elle reconnut la journaliste qui l'avait interviewée lors du défilé de couture. Elle réfléchît très vite et se décida. Elle ouvrit la portière et sortit. Nancy Floc, la journaliste, lui sourit,

- Bonjour, je suis venue car comme nous nous connaissons, j'ai pensé que ce serait plus agréable pour vous que de vous envoyer une inconnue

- Merci, mais je suis très fatiguée et ai envie de rentrer

- Jo, puis-je vous demander de nous dire ce qui s'est passé hier à la clinique où résidait Miss Crone. Il semble que grâce à votre intervention, Miss Crone ait décidé de sortir de son mutisme et a retiré sa plainte. Est-ce que Miss Crone est une amie proche de vous?

Jo pensait à ce malentendu, elle n'avait rien fait de spécial. Il fallait dire la vérité, une fois pour toutes. D'abord Georges, son chauffeur, qui pensait que c'était grâce à elle que son ami n'était plus inquiété ensuite, Georges O. et les autres hommes de la coloc. Maintenant, les journalistes. Qu'est-ce qui se dirait demain à l'uni?

- Ecoutez, je voudrais vous dire que je n'y suis pour rien. Je suis allée à la clinique pour des raisons personnelles. Miss Crone et sa famille savent exactement ce qu'elles font, et leur décision n'a aucun rapport avec moi

- Merci, Miss Jo, cependant une rumeur court que vous vouliez défendre leur chauffeur, Georges, pouvez-vous confirmer?

Jo était suffoquée, qui avait vendu la mèche? Même ses meilleures amies ne savaient pas

- La justice doit s'appliquer, quelle que soit la personne présumée coupable. Jo se tut

- Auriez-vous l'intention de remettre en cause nos dispositions pénales liées au viol?

Jo la regarda droit dans les yeux et se tourna devant la caméra, essayant de gagner du temps

- Le viol est un crime et la Souveraine en a décidé ainsi. Si les dispositions doivent être revues, ce sera à la Souveraine de le faire. Merci, au revoir.

Jo tourna les talons et se dirigea d'un pas ferme vers sa porte, Georges collé à ses pas.

- Jo, Jo? C'était Nancy Floc qui arrivait en courant. Jo se tourna, montrant un visage fixe et dur

- Jo, merci, merci de me donner cette exclusivité. Et bravo pour votre engagement. Elle lui attrapa l'épaule et lui colla un baiser sur la joue. Jo était sonnée, elle s'appuya sur le bras de Georges et s'enfonça dans le jardin. Les voitures s'amoncelaient sur le trottoir, la police arrivait, le bruit, les lumières, Jo se colla contre Georges et plongea dans le rectangle de lumière qui s'ouvrait. Kim la reçut dans ses bras et elle éclata en sanglot.

- Maman, maman. Jo sentit les bras de saman lui entourer les épaules, Georges avait fermé la porte et Swan tendait la boîte de mouchoirs.

- Viens mon bébé, pleure dans mes bras, je suis là, ne t'inquiète pas, je suis là, calme-toi, c'est fini.

- Maman, maman.

Jo se laissa entraîner sur le canapé du salon. Kim la tenait serrée contre elle.

 

07:00 Publié dans Fiction sociale | Tags : roman, genre, femme | Lien permanent | Commentaires (0)

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