13/12/2010

2100 ZONE AMA

Chapitre 4

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Georges se tenait tout droit, les bras ballants, malheureux de voir sa petite protégée en pleurs.

- Mame Kim, c'est de ma faute

- Taisez-vous Georges, ce n'est pas votre faute. Ce n'est de la faute de personne, on ne cherche pas qui est responsable, on cherche à soulager la peine. Et de venir me dire que c'est votre faute, d'abord ça n'aide pas Jo à sécher ses larmes et ensuite, cela pose la question de la causalité. C'est bien moi qui ai permis à Jo à aller dans la zone, tant qu'elle était accompagnée par vous. Donc si vous voulez chercher qui est coupable, c'est bien moi.

Georges attendit la fin de la diatribe et s'enfuit à la cuisine. Swan était occupée à préparer du thé, Georges ne savait plus où se mettre. Il s'en voulait mais ne savait pas bien de quoi. Swan avait allumé l'écran qui campait sur le mur, et les dernières nouvelles de TV News commencèrent.

"TV News a l'exclusivité de l'interview de Miss Jo Solen, celle par qui la résolution du conflit est arrivée, celle qui a réussi à convaincre que la vie d'un chauffeur méritait de réviser le jugement d'une des familles les plus puissantes de notre cité, la famille Crone. En exclusivité, rien que pour vous, voici notre journaliste, Miss Nancy Floc, qui vous donne les premiers commentaires de Jo Solen". Et Georges voyait l'image de Jo, devant la caméra, les traits tirés, qui répondait aux questions de la journaliste. Georges remarqua que l'hibiscus qui se trouvait devant la maison était en fleurs. Il ne l'avait pas vu avant. Et le reportage se terminait avec les mots de Jo qui disait que seule la Souveraine pouvait le faire. "La Souveraine" la Souveraine était la communauté de femmes qui étaient les citoyennes reconnues comme détentrices de la sagesse et de l'éthique de la cité. Ce groupe de femmes décidait des lois qui étaient ensuite votées par le Parlement. En général toujours votées. Et surtout, la Souveraine était l'assemblée des 30 femmes qui représentaient les 30 familles les plus puissantes et riches de la cité. Celles qui payaient le plus de taxex, celle qui avait le plus de pouvoir. Et la journaliste continuait en expliquant que la chaîne de TV avait tenté de contacter la Raine, qui était la Présidente de la Souveraine, mais que cette dernière ne s'était pas encore prononcée. Georges hocha la tête, il savait que dans l'assemblée des Trente, l'une des femmes les plus riches et les plus puissantes y siégeait. Cette femme était une femme dont le pouvoir s'étendait de part en part de la ville, du pays en surface et en sous-sol, dans chaque rue, chaque maison, chaque quartier. Cette femme était d'une puissance inégalable dans son domaine de la construction, elle contrôlait tout ou presque, chaque mur, chaque caillou, chaque canalisation, chaque immeuble chaque chantier. Cette femme était la Mère Primaire Crone.

 

 

07:01 Publié dans Fiction sociale | Tags : roman, genre, femme | Lien permanent | Commentaires (0)

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