15/12/2010

Les Fourberies de Scapin

Les Fourberies de Scapin au théâtre de Carouge nous ont conquis. Et pourquoi ? Et pourquoi le fameux "mais qu'allait-il donc faire dans cette galère" nous a semblé si neuf ? C'est que cet affreux Géronte, sous la mise en scène d'Omar Porras, est devenu: "Madame Géronte" ! Quelle audace ! Jean-Baptiste doit en rire de sa tombe, lui qui aimait provoquer tout en restant élégant, lui qui aimait souligner les paradoxes de son temps, sans fâcher son public, lui qui aimait les femmes et les a si bien décrites...

Merci Omar Porras d'avoir transformé ce père en mère. Merci d'avoir rendu au genre un équilibre qui manquait, et dont l'ingérence ne choque jamais. Quand on demande: "Avez-vous vu les Fourberies de Scapin ?" et qu'à la réponse affirmative, on ajoute "et cela vous a plu ?", on entend des rires, c'est une farce ! "Une banque suisse se fait cambrioler, mais les voleurs sont repartis les mains vides", voilà ce que disait Monsieur Argante, joué par une actrice pastichée au talent formidable. Une femme joue un vieil homme, un père est changé en mère et Scapin, magistral, nous a joué un Renart rusé, admirable et aimable.

Allez, courez assister à cette pièce trucculente, même un strapontin, que dis-je une marche vaudrait la peine de tant de plaisir...

 

 

11:18 Publié dans Théâtre | Tags : théâtre, genre, plaisir | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.