16/12/2010

2100 ZONE AMA

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Justice

 

La journée de Jo s'était déroulée sans trop d'accrocs. Georges l'avait conduite à travers le tunnel de sécurité qui passait sous l'université et dont l'entrée, les entrées, étaient tenues secrètes. Ils étaient partis comme d'habitude de la maison. Ensuite Georges était entré dans un autre quartier, et s'était dirigé avec la voiture vers le garage souterrain d'un grand immeuble moderne. Il avait descendu les trois étages, et avait ralenti, cherchant le bon endroit. Il s'était arrêté devant le dernier garage au fond à gauche, avait baissé sa vitre, sorti le bras pour placer son bracelet en face d'une borne dans le mur et la porte du garage s'était ouverte. Il avait entré la voiture dans la place. La porte s'était refermée sur eux, et seulement quand le noir avait été très profond, le mur devant la voiture s'était soulevé, comme une seconde porte de garage. Georges avait rallumé ses feux et il avait démarré, quittant le garage pour se trouver au milieu d'un tunnel dont on ne voyait pas le bout. Il avait pris sur la droite et roulé un certain temps. La limousine noire qui était parquée quelques places plus loin dans le garage souterrain avait encore attendu cinq minutes, puis, ne voyant personne sortir du garage, elle était repartie doucement en direction de la sortie. En arrivant à l'uni, Jo avait du passer chez la directrice. Elle avait souri au tableau, surtout à un visage qui semblait lui faire un clin d'œil sous un chapeau rond rouge vermillon. La directrice lui avait répété les consignes en cas d'événements exceptionnels de ce type. Entre autres, pas de publicité, pas de rumeurs, pas de grandes explications. La directrice avait proposé à Jo d'écrire un compte-rendu et de l'afficher au tableau des étudiantes. Jo avait trouvé l'idée bonne, et Mary Mady lui avait tendu un texte déjà rédigé qui relatait les événements d'une façon succincte et factuelle. Jo apporta une ou deux précisions de détails, et ce document fut immédiatement apposé sur le tableau au secrétariat. Jo signa une décharge acceptant que ce serait ce même texte qui serait communiqué aux journalistes qui attendaient en grappes devant l'entrée. Jo rejoignit ensuite sa classe, avant la deuxième sonnerie, et la porte se ferma sur ses gonds, en tournant comme une danseuse sur une jambe.

 

 

07:18 Publié dans Fiction sociale | Tags : roman, genre, femme | Lien permanent | Commentaires (0)

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