17/01/2011

Le malade de Molière

Miguel Fernandez nous raconte, en mise en bouche, qu'un citoyen britannique lui aurait dit que c'est parce que les anglais avaient été méchants avec Dieu que Molière serait né français...

Le malade imaginaire, joué au Théâtre en Cavale, est à mourir de rire. Jacques Maeder, Argan en pyjama, offre de magistrales mimiques nous rappelant un certain Louis et Maria Mettral, en Toinette, armée de lunettes lunaires, clame haut et fort que tout est bien une question de poumon... Si Molière avait été de notre siècle, au lieu de se moquer des médecins des corps ou des âmes, il aurait certainement pris pour cible les économistes, qui, doctement nous expliquent dans leur langage académique les vertus de certains clistères, dont l'issue est hasardeuse. "Mais oui, mon cher confrère, après la baisse, je prédis une hausse, croyez-moi, je prescris un clistère le matin et un autre le soir, traitement à suivre jusqu'à ma prochaine intervention !". Les médecins de l'économie d'aujourd'hui donnent des noms savants, proposent des remèdes, mais n'ont aucune obligation de guérison. Merci Molière pour cette bonne leçon !

 

08:16 Publié dans Théâtre | Tags : économie | Lien permanent | Commentaires (0)

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