08/02/2011

2100 ZONE AMA

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Amour

 

A 18 heures pile, Georges sonna à la porte du 2100 AMA de la zone. Zac était levé, Jo avait tant de choses à lui demander mais il fallait partir. Quitter Adam lui semblait au-dessus de ses forces, elle promit qu'elle reviendrait le lendemain. Adam restait planté sur le seuil de la porte, écoutant le bruit de ses pas qui descendaient l'escalier, la porte d'entrée de l'immeuble se refermer et son soupir s'éteindre. Zac lui prit le bras et l'emmena jusqu'au balcon, l'assit dans son fauteuil et sortit une bouteille de vin blanc bien frais.

- Merci pour la couverture

- De rien Adam, je suis désolé d'être entré, mais tout était silencieux et je ne pensais pas que...

Zac se tut

- Merci pour la couverture Zac, tu n'as pas à t'excuser. C'est un jour unique, tu sais, et je ne crois pas que ma vie sera pareille après aujourd'hui. Jamais.

- C'est possible Adam, je ne sais pas. Malheureusement, je n'ai pas d'expérience, tu sais. Vous étiez très beaux tous les deux enlacés, nus et purs...

- Zac, je ne sais comment décrire ce que je ressens, je crois que rien ne peut remplacer le corps d'une femme. Et Jo, elle est si belle, si douce !

- Adam, tu vois, le malheur d'être différent te donne peut-être enfin un droit au bonheur plus grand encore. Tu n'as pas d'identité, pas d'amis, tu es seul, tu es aveugle, et soudain, une étoile te tombe du ciel

- Elle a dit que mon tableau était très beau. Tu as vu?

- Quoi, le coquelicot?

- Oui, le coquelicot. Je l'ai peint avec elle, j'ai réussi à me débrouiller sans toi, tu vois

- Ah, merci, je vois que je ne suis plus indispensable ! C'est bien tout le mérite qu'a un père: faire en sorte que son fils n'ait plus besoin de lui, et soudain, un sentiment affreux de vide m'envahit Adam

Adam se mit à rire

- Mais non, j'ai toujours besoin de toi, ne t'inquiète pas, n'empêche que Jo m'a aidé et que j'ai réussi à peindre le coquelicot que je voulais

- Bleu

- Oui, bleu. Elle était un peu surprise, elle a cru que je m'étais trompé dans le choix du tube de couleur, mais je voulais le faire bleu et pas rouge

- Pourquoi?

- Parce que Jo est différente

- Comment peux-tu dire qu'elle est différente, tu n'as jamais connu d'autres jeunes filles! Elles sont peut-être toutes comme Jo, et Jo n'est qu'un clone de dizaines d'autres

- Zac, tu ne crois pas ce que tu dis. Jo est différente, je le sens. Elle a une force, une vie, une énergie qui sont exceptionnelles. Rien que par rapport à moi, elle dégage une chaleur incroyable. C'est un feu cette fille.

- Oui, tu as raison, Jo est très particulière. D'ailleurs, elle vient dans la zone, ce qui n'est pas fréquent pour une jeune fille de son rang

- Fréquent ! Ce n'est jamais qu'une jeune fille oserait venir, d'après ce que tu m'as raconté. Jo est un soleil

Zac sourit

- Tu sais quel est son nom de famille?

- Non, elle ne me l'a pas dit, et je ne le lui ai pas demandé

- Solen

- Solen? Comme soleil, ou seule... comme moi

- Adam, Jo a oublié quelque chose, tiens. C'est un vrai conte de fées ma parole !

- Ce n'est pas un conte de fées, Zac, c'est une chaussure !

Et Adam éclata d'un grand rire franc

 

 

 

07:07 Publié dans Fiction sociale | Tags : roman, genre, femme | Lien permanent | Commentaires (0)

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