16/02/2011

2100 ZONE AMA

Chapitre 7 Diapositive1.jpg

Amour

- Alors, quoi

- Et bien, Angie t'a dit que ces coquines étaient très dangereuses pour une jeune fille qui en prendrait deux, c'est juste?

- Oui, car elles sont frelatées et les filles risquent leur vie

- Et bien c'est complètement faux !

- Ah bon?

- Oui, ces coquines sont de parfaite qualité. Et même un peu plus sophistiquées semble-t-il que celles qu'on trouve normalement.

- Alors ça veut dire quoi?

- Une femme distribue ces coquines, qui coutent une fortune, aux jeunes filles d'une université.

- Angie?

- Jamais, d'abord Angie n'en a pas les moyens, et ensuite, elle ne pourrait jamais aller contre la déontologie de son établissement.

- Les profes?

- Oui, ce serait possible, ou une profe...

- Une mère? Une femme qui veut que sa fille réussisse

- Alors elle n'en donnerait qu'à sa propre fille. Non, c'est pour que l'université soit bien cotée

- Donc c'est Angie

- Mais non, je te dis que ce ne peut pas être elle. Il faudrait voir dans l'association des anciennes.

- Ou les mères, je persiste à penser qu'une femme riche pourrait avoir envie de montrer que sa fille est étudiante dans la meilleure université de la cité. Prends Mme Crone par exemple. Sa fille ne doit pas être une lumière si on en croit ce que Georges, leur chauffeur, m'a dit. Donc une Mme Mado C. Crone ne peut pas se permettre d'avoir une fille qui n'est pas super intelligente. C'est l'héritière d'un empire. Alors elle lui donne des coquines de manière indirecte, ainsi qu'à ses copines de classe. Elle ne pourrait pas le faire officiellement, elle serait démasquée immédiatement. Mais en les distribuant ainsi sa fille verrait ses résultats améliorés et les autres filles aussi, donc l'uni serait bien cotée. Sa fille est bonne dans une excellente université. Et vogue le navire, Miss Crone peut reprendre l'empire de madame saman et siéger au conseil des Trente !

- Possible, ton histoire tient la route, sauf que Mme Crone ne met pas sa fille dans cette université.

- Mais dis-moi, tu avais donné les deux autres coquines à Angie

- Oui, bien sur.

- Donc elle aussi doit avoir les résultats. Tu pourrais la jouer un peu naïve et aller la voir pour lui demander si elle a du nouveau? Qu'en penses-tu?

- Excellent, je vais passer la voir. Mary Mady est venue me voir ce matin pour me dire qu'on ne ferait pas l'interview afin de ne pas remettre à la une une histoire qui semble avoir disparu des esprits.

- Bien, si elle pense ainsi. Tu dois encore prendre les tunnels de sécurité?

- Je n'en sais rien, j'en Profiterai pour lui demander si je peux éviter. Si les esprits se sont calmés, il n'y a aucune raison que je continue une telle mascarade

- Ce n'est pas une mascarade, c'est ta sécurité. Sois un peu indulgente ma chérie. Et à propos, je ne t'ai pas dit, mais Georges a eu le sentiment d'être suivi il a remarqué une limousine noire qui le suivait.

- Ah oui, même que Zac l'a remarquée. Il était à la fenêtre, a vue la voiture et a cru que c'était la tienne. Georges a démenti, et je pense que c'est là qu'il a repéré le véhicule

- Oui, alors tiens-toi bien, Georges a relevé le no de plaques

- Oui, et les plaques sont celles de... ?

- Celles d'une société qui appartient à...

- Allez maman, tu me fais languir

- Une société qui appartient à ta copine

- Ma copine?

- Oui, Mado C. Crone

- Tu plaisantes?

- J'ai l'air? Alors ma chérie, si tu dois prendre les tunnels de sécurité encore quelques temps, ce n'est pas grave

- Mais tu crois que Mado C. Crone me fait suivre?

 

 

07:15 Publié dans Fiction sociale | Tags : roman, femme, genre | Lien permanent | Commentaires (0)

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