17/02/2011

2100 ZONE AMA

Chapitre 7Diapositive1.jpg

Amour

- Je n'en sais rien ma belle. Mais ce que je sais c'est que personne n'est de taille à se mesurer avec Mado C. Crone c'est une des Trente. Et l'une des plus puissantes. Alors regarde tes chaussures et ne fais pas trop de vagues. Il te reste une semaine de cours et ensuite une semaine d'examens. Tiens-toi tranquille, ne va pas voir ce Georges, fais juste tes devoirs et après ce seront les vacances, la distance et le temps mettront un peu de poussière sur ces histoires. Et on ne la remuera pas. Allez file c'est l'heure

- Ok mman, j'y vais. Je suis un peu sonnée quand même

- Oui, travaille bien. Ah Jo, ce soir je rentre tard, j'ai un comité chez une amie

- Ok pas de problème. Bisoux

- Bisoux

Et Jo partit avec Georges en direction de l'uni.

 

Quand Jo s'enfonça dans la voiture, une immense fatigue l'envahit. Elle avait croisé Nam de loin, qui l'avait visiblement évitée. Elle avait croisé Julia de loin, qui l'avait visiblement évitée. Le bilan de la journée était nul archi nul. Pas d'interview, ses copines qui l'évitaient, sa mère qui lui annonçait que les coquines n'étaient pas frelatées, donc Angie mentait, comment pouvait-elle mentir? Et les cours qui lui semblaient inaccessibles, et les examens qui approchaient. Et Jo n'avait aucune motivation, à quoi cela servait-il de passer des examens, de réussir son année si de toutes les façons les filles arrivaient à avoir des résultats grâce aux coquines qu'elles prenaient. Pourquoi elle, elle devait travailler dur alors que les autres se la coulaient douce. C'était injuste, très injuste. Et Jo détestait ce sentiment. elle se sentait abandonnée, seule, triste, exclue, loin des autres, à l'extérieur, comme enfermée dans un cercle en dehors des autres, de son groupe, sans aucune possibilité pour se connecter. En laisse dehors. Voilà comment elle se sentait.

 

Georges avait allumé le moteur, il attendait. En plus Kim ne serait pas à la maison ce soir, en plus, Mme C. Crone avait une voiture qui la suivait, pourquoi? En plus, elle avait vu Angie discuter avec Julia, et ça, ça lui avait fait très mal au cœur. Julia l'avait bien vue, mais elle avait fait comme si elle ne l'avait pas vue. Comme si elle était transparente. Julia ! Jo se rappelait la discussion qu'elle avait eue avec saman, l'hypothèse de départ était que Julia était son amie, quelle ineptie ! Une amie n'aurait jamais trahi ainsi, une amie ne la traiterait pas comme une ennemie, pire, comme un brin d'air transparent, c'était cela, Jo se sentait un brin d'air transparent.

 

 

07:15 Publié dans Fiction sociale | Tags : roman, femme, genre | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.