22/03/2011

2100 ZONE AMA

Chapitre 8

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Jo engloutit son petit déjeuner. Georges lui tournait autour, impatient et souriant. Jo s'assit à coté de lui dans la voiture, ce qui ne lui était jamais arrivé. Elle avait hésité puis s'était dit que si Kim et Swan étaient venues, Kim se serait assise sur le siège avant. Alors... alors elle ouvrit la portière et s'assit. Georges fit mine de ne pas remarquer, mais il souriait encore plus. Il faisait beau, le ciel était bleu, c'était une journée d'été limpide. Un dimanche. Georges adorait les dimanches. Il se mit en route et Jo alluma la musique. Elle sélectionna un enregistrement de musique fun, et chantonna avec la chanteuse et ses choristes l'air à la mode. Elle se cala confortablement et soupira.

- Georges

- Oui Miss Jo

- Vous savez, je me sens si bien

- Vous m'en voyez ravi, car ces derniers jours, je vous trouvais triste mine

- Triste mine triste cire. Je déteste être enfermée

- Vous n'étiez pas enfermée, vous pouviez sortir de la maison

- Oui, sortir de la maison, aller à l'uni. Mais rien de plus. Et le pire, c'est que je me suis enfermée toute seule

- Comment ça, Miss Jo?

- C'est Kim qui m'a dit de ne pas aller dans la zone, mais j'aurais bien pu y aller, elle ne m'a pas enchaînée

- Je ne vous aurais pas emmenée

- Mais il n'y a pas que vous Georges, il y a d'autres moyens de se déplacer...

- Miss Jo, vous n'auriez pas fait ça à Madame votre mère. Elle en serait morte d'inquiétude

- C'et bien ce que je dis, la prison dans laquelle je me suis enfermée est toute mienne. En fait, elle est le bien-être ou la sécurité des autres. Et cette prison là est encore plus solide que n'import quels murs.

- Je crois que je comprends

- Oui, voyez-vous, si Mman avait fermé à clé la porte de la maison, je n'aurais eu qu'une envie, c'est de sortir, et j'aurais trouvé un moyen de passer la porte. Et le fait que la porte fut fermée m'aurait donné la justification de l'ouvrir. Mais là, en me disant qu'elle et Zac risquaient gros, je me suis arrêtée devant la porte. Je ne pouvais même pas essayer de l'ouvrir, alors qu'elle n'était pas fermée à clé ! Je ne pouvais pas faire encourir un risque à Mman ou à Zac

- Et encore moins à Adam

 

 

07:05 Publié dans Fiction sociale | Tags : roman, genre, femme | Lien permanent | Commentaires (0)

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