12/04/2011

2100 ZONE AMA

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Existence

 

A 7 heures, Jo faisait un tel bruit que Kim se réveilla. De méchante humeur. Le samedi était l'unique jour où elle pouvait dormir tard, tranquille, et Jo ne respectait même pas ça. Il était temps qu'elles prennent un peu de distance toutes les deux. Du coup, Kim se leva, se servit un café, en prépara un pour Swan. Georges arriva à 8 heures, et Jo, surexcitée, engouffra la valise dans le coffre et se jeta dans les bras de saman.

- Mman, merci pour le loft, je suis si contente

- Oui ma chérie, c'est rien, profite

Jo la regardait fixement, très profondément, ce qui intrigua Kim

- Qu'y a t-il, tu as des choses à me dire?

- Je t'aime Mman

- Oui moi aussi. Mais encore?

- Je voulais te dire que je vais passer à la zone, dire au revoir à Oncle Zac. Au cas ou tout tes sbires te diraient que je suis une mauvaise fille. Alors c'est vrai, mais je ne fais que passer.

- Ce n'est pas une bonne idée

- Peut-être mais en tout cas, reconnais que je te le dis

- C'est  vrai. Mais me le dire n'excuse rien. Salue bien Zac de ma part

- Ok Mman. A bientôt

- A bientôt ma chérie, appelle-moi quand tu arrives

- Ok promis

Et Georges quitta la maison.

 

Il fallait donc aller à la zone chercher Adam. Georges, le coloc, serait là et aurait donné son bracelet à Adam. Adam serait libre, enfin, libre de sortir, libre de voir le monde, libre de l'espace clos qui l'enfermait depuis des années, depuis toujours. Jo exultait. Georges ne disait rien, il conduisait en silence. Un silence un peu gêné quand même. Le chemin se déroula sans encombre. Au début, en quittant la maison, Jo aurait voulu pouvoir voler et aller bien plus vite. Et au fur et à mesure qu'elle approchait de la zone, elle voulait que le temps ralentisse, que le chemin soit encore plus long. Soit pour faire durer encore le plaisir de ce rapprochement délicieux, soit par peur de se trouver face à Adam, cet inconnu, cet homme qui avait envahi sa vie alors qu'elle ne s'y attendait pas. Etait-ce le sentiment d'avoir désobéi, d'avoir bravé une interdiction, qui la rendait euphorique? L'envie de voir Adam, le manque qui serait comblé, enfin, après tous ces jours où elle n'avait pas pu l'appeler, pas pu lui parler, pas pu le voir, pas pu le toucher. Des millions d'instants où elle avait pensé à lui et où il n'était pas avec elle. Ils finirent par arriver devant l'immeuble AMA. Jo respira fort avant de quitter la voiture. Elle monta les deux étages en volant, suivie de Georges, et sonna. Silence.

 

 

07:03 Publié dans Fiction sociale | Tags : roman, genre, femme | Lien permanent | Commentaires (0)

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