18/04/2011

2100 ZONE AMA

Chapitre 8Diapositive1.jpg

Existence

 

Ils roulèrent encore un certain temps jusqu'à une aire de repos. Georges sortit et emmena Adam, en le tenant par le bras, vers les toilettes, et Jo partit acheter des gobelets de café chaud. Quand elle revint vers la voiture, Adam était installé à l'arrière, et Georges au siège conducteur. Jo s'engouffra et tendit un gobelet à Adam et un autre à Georges. Il faisait très beau et les fenêtres étaient ouvertes. Tout à coup, Jo eut le cœur qui frappa dans sa poitrine, une voiture de patrouille arrivait très lentement dans le parking. Les grandes lettres POLICE se détachaient visiblement sur la carrosserie. Et quelques poissons traînaient encore par terre, il avait plu, certainement. La voiture arriva à leur hauteur. Jo souriait, crispée comme une image, et Adam se désintégrait, plongé dans son gobelet de carton. Georges se tourna et prononça d'une voix forte

- Alors Georges, tu te sens mieux derrière? C'est ce soleil qui aveugle, pour les migraineux, c'est une horreur d'être assis devant

- Oui, merci Georges, je me sens un peu mieux. Mais je préfère encore garder mes lunettes de soleil.

- Oui, et tu sais, le café noir aide aussi à réduire les maux de tête.

La voiture de police continua, les deux policières impassibles assises sur les sièges avant. Georges se rassit confortablement et démarra le moteur.

- Pourquoi y a-t-il des poissons sur le sol?

- Il a plu

- Tu plaisantes?

- Il a plu des poissons d'un camion qui les a perdus

- Et pourquoi le camion a perdu les poissons ?

- Parce qu'il a plu et que la chaussée était glissante et que son chargement était mal arrimé et que des caisses se sont renversées

- D'accord Adam, tu as réponse à tout. N'empêche, faites attention Georges à ne pas rouler sur les poissons

- Oui bien sûr Miss Jo, je fais très attention. Voulez-vous que j'en prenne un ou deux pour ce soir? Je pourrais les apprêter avec une petite sauce au vin blanc et câpres...

- Georges, nous connaissons ces poissons, ou tout au moins leur provenance, donc nous ne pourrons pas les manger

- C'est bien dommage Miss Jo, ils ont l'air très frais, juste tombés du ciel

- C'est en raison de la pluie, laissons-les.

 

 

07:00 Publié dans Fiction sociale | Tags : roman, genre, femme | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.