19/04/2011

2100 ZONE AMA

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Existence

 

Georges roula sans encombre jusqu'au loft. Adam tenait la main de Jo, il avait moins peur. Plus le temps passait et plus il se disait qu'il avait commis la pire imprudence de sa vie et qu'il n'avait aucun moyen de retourner en arrière. Il était trop tard, le processus s'était enclenché.

- Et alors, mon ignorance? Où est-elle?

- Tu as déjà fait connaissance avec la peur, ou l'angoisse, à choix. Ne sois pas trop pressé, ça va venir.

Jo montait les escaliers, suivie de tout près par Adam. Derrière, Georges fermait la marche. Ils ne croisèrent personne et Jo passa son bracelet avec un soupir de soulagement devant la serrure électronique. La porte s'ouvrit et ils entrèrent tous les trois. Dès que Georges eut déposé les bagages dans le hall, il prit congé de Jo. Il ne voulait pas rester, tout d'abord parce que la présence d'Adam le perturbait et ensuite car il devait rentrer très vite retrouver son ami à qui il devait rendre le bracelet. Adam ôta ce qui lui faisait se sentir prisonnier, et Georges partit. Jo sauta dans les bras d'Adam et le couvrit de baisers. Puis elle se dirigea vers les fenêtres et ouvrit grand tous les battants et la porte fenêtre qui donnait sur la terrasse.

- Regarde Adam, regarde comme c'est beau

- Je te rappelle, Princesse que je ne peux pas voir, alors regarder...

- Mais oui, Adam, ne fais pas le sot, tu peux regarder avec le cœur ! Tu ne sens pas la liberté? Tu ne sens pas la grandeur de l'océan? Tu ne sens pas que l'horizon est si loin? Si loin de nous, ce qui est très sécurisant?

- Oui, je sens ton sourire et tes mots frais, je sens le soleil et son vent tiède, je sens l'odeur d'iode et de mer, je sens tes cheveux si doux à mes doigts, je sens ton parfum d'iris et d'amande. Mais je ne vois rien !

- Adam, viens près de moi, je vais fermer les yeux et j'ai besoin de tes bras autour de moi

- Pourquoi mon coquelicot a besoin de mes bras forts et musclés?

- Je ne sais pas... pour me sentir ...

- Femme? Je vais te faire femme, si tu veux bien, si tu me laisses...

- Je ne sais pas,

- Comment je ne sais pas, tu te souviens quand même?

- Me souvenir? Et de quoi, non je ne me souviens pas du tout !

- Menteuse, mais tu vas voir, je vais te faire te souvenir de moi.

Adam commença à déboutonner le chemisier de Jo et découvrit la peau de son cou bronzé

- Viens

Et ils se dirigèrent, l'un portant à moitié l'autre, l'autre voyant pour l'un, jusqu'à la chambre où ils s'effondrèrent sur le vaste lit couvert de draps de lin blanc.

 

 

07:00 Publié dans Fiction sociale | Tags : roman, genre, femme | Lien permanent | Commentaires (0)

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