29/04/2011

2100 ZONE AMA

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Existence

 

- Mais quoi?

- Mais depuis que tu es dans ma vie, j'aimerais pouvoir te voir, te regarder. Tant que je peignais ce dont je rêvais, cela ne me manquait pas, mais maintenant, avec toi, j'aimerais te voir comme tu es, et non comme je t'imagine

- Je peux te poser une question?

- Bien sûr. Attends, je vais verser le vin et mettre les pâtes à cuire.

Adam quitta lentement la terrasse pour la cuisine, Jo entendit quelques armoires et Adam revint, la bouteille de blanc à la main et le sourire aux lèvres.

- Oui Jo, tu voulais me poser une question

- Oui, comment as-tu fait pour peindre mon visage alors?

- Ton visage? Tu as vu le tableau?

- Non seulement je l'ai vu, mais Mman me l'a offert pour mes 20 ans. J'ai été tellement surprise quand je l'ai vu lors de l'expo de Miss Niva, en plus, tu sais qu'il s'appelle "ma fille"?

- Non, c'est notre pacte avec Zac, quand les tableaux quittent la maison, je n'en sais plus rien et je ne demande rien. "Ma fille" ?

- Oui, Kim me l'a offert en disant que cette jeune femme représentée était bien "sa fille". Mais en fait, c'était donc bien moi qui avais servi de modèle. Comment as-tu fait? Tout y était, les cheveux, les yeux, les fossettes, la bouche. C'était moi, mais, Adam, tu ne m'avais jamais... vue

- Non, moi pas, mais Zac oui, il m'a raconté comment étaient tes cheveux, tes yeux, ta bouche, ta peau. Il m'a décrit ton visage, il m'a même dit qu'il te décrivait comme si tu étais sa fille.

- Alors ce n'est pas Miss Niva qui a donne le nom au tableau, mais Zac

- Il te considère peut être comme sa fille. Tu es la fille de sa sœur, génétiquement, vous avez 25 % en commun

- Connaissant un peu Zac, je pense qu'il se fiche éperdument de la génétique. Je pense que c'est plus...

- Affectif. Il t'aime tu sais

- Adam, ce sont des mots que nous ne devons pas utiliser entre un homme et une femme

- Et pourquoi? Ce sont des mots que vous ne pouvez pas utiliser dans votre monde, mais moi je n'en fais pas partie, tu le sais bien. Je suis hors de votre société, hors du temps, je n'existe pas

- Arrête de dire des sottises, tu existes, tu es la devant moi, et du fais cuire des pâtes. D'ailleurs je vais voir si elles sont cuites.

Adam s'enfonça dans sa chaise. « Ma Fille » pensa-t-il, j'aurais choisi « Mon Amour » !

 

 

 

07:00 Publié dans Fiction sociale | Tags : roman, genre, femme | Lien permanent | Commentaires (0)

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