29/06/2011

La Famille: une PME: Papa, Maman, Enfants

La famille fout le camp...

Quoi qu'on puisse en dire, pour faire des humains, il faut des humains. On n'a encore rien trouvé de mieux pour faire un bébé qu'un papa et une maman. Que ces deux-là soient mariés ou non n'y changera rien, il faut un papa et une maman. Les choux et les cigognes, voire l'intervention divine, plus personne n'y croit, ou presque.

Donc pour que notre humanité résiste au temps, il faut se reproduire. En guise de préambule, rappelons que dès qu'un bébé rejoint le couple formé de l'homme et de la femme, il se créée.... une famille.

A Genève, en 2006, 2635 mariages ont été célébrés et 1310 divorces prononcés. Un mariage sur deux finit en deux "singles". Et pourtant, si vous avez déjà assisté à un mariage, vous aurez remarqué que la plupart du temps, le couple démarre une histoire dans laquelle on ne parle pas de sa fin. "Ils furent heureux et eurent beaucoup d'enfants". Ce qui marque le terme d'un conte de fée est en fait le début des emm... dans la vie courante. Sinon, on resterait mariés, ce me semble.

Alors voilà, toute l'erreur vient de là. La fin est en fait le commencement. La venue de l'enfant fait naître la mère, le père et la famille. Quelle responsabilité ! Et le problème est que tout se place au niveau de l'AAAmour (triple A pour la qualité). Et comme chacun sait, l'amour ne dure pas toujours...

Et si la famille, par-delà les sentiments, était en fait une PME ? Une petite entreprise à gérer, comme toute petite entreprise ? Avec des ressources, des personnes volontaires, du travail, des objectifs et surtout, du temps. Imaginez arriver à votre bureau le matin, y rester une demi-heure, le quitter et revenir le soir pour y travailler deux heures. Aurez-vous eu le temps de faire ce que vous devriez ?

Combien de temps un couple peut-il accorder à sa PME famille ? Les tâches ont-elles été réparties entre les différentes compétences ? la gestion des stocks, le supply chain, l'opérationnel, la logistique, le marketing, la production, la distribution, la gestion des RH, la charte éthique ou code de déontologie, la production etc. Et quelles décisions ont été prises pour en outsourcer certaines ? Soigne-ton sa marque ? Le nom ? Le "brand" ? Gère-t-on les finances ? Procède-t-on à des évaluations ? de la formation ? Organise-ton des réunions ? Fixe-t-on des objectifs ? Certaines de nos entreprises suisses sont réputées de par le monde, pour leur qualité, leur stabilité et leur pérennité. Pourquoi n'applique-t-on pas les mêmes règles à nos PME Familles ?

La famille est une PME: Papa, Maman, Enfants. Alors, traitons-la comme une PME, fixons des objectifs, donnons-lui des conditions cadre lui permettant  d'atteindre ses buts et de réussir, une fois la famille constituée, de viser la croissance, de grandir, de se développer et non de se briser sur les honoraires d'avocat devant un tribunal. Et l'amour me direz-vous ? Je ne sais pas, c'est très mystérieux. Mais ce que je sais est que pour qu'il y ait de l'amour, il faut des projets à partager ensemble. Et la famille est un projet, un beau projet.

La famille appartient à la sphère privée, et c'est bien la première entreprise de notre société. Je propose de réfléchir à une vision libérale de la famille, elle est de notre temps !

 

 

 


Lien: http://www.ge.ch/statistique/tel/compresse/2008/geneve_cp_2008_31.pdf

Commentaires

lorsqu'on sait les nombreux conflits existant même au sein de PME prendre cet exemple pour la famille laisse dubitatif!

Écrit par : lovsmeralda | 30/06/2011

Réussir, ce n'est pas éviter les conflits, c'est les résoudre: identifier, expliquer, discuter, comprendre, améliorer, trouver des solutions. Et non pas partir...

Écrit par : jill Székely | 30/06/2011

@Jill Szèkely excusez moi,erreur de ma part j'ai confondu avec PPE et ce que vous dites est entièrement vrai ,les PME d'ailleurs sont considérées comme prometteuses pour l'économie ,ayant toujours été considérées très souvent avant gardistes
mon sang tchèque parfois me joue des tours veuillez m'en excusez!
bonne journée à vous

Écrit par : lovsmeralda | 30/06/2011

"Certaines de nos entreprises suisses sont réputées de par le monde, pour leur qualité, leur stabilité et leur pérennité. Pourquoi n'applique-t-on pas les mêmes règles à nos PME Familles ?"

aie.. vouloir calquer les normes de rentabilité et de compétitivité des entreprises à la vie d'une famille... n'avez-vous trouvez rien d'autres comme sujet de blog ? c'est alarmant...

Écrit par : Julien Cart | 01/07/2011

@Julien Cart,je vais vous surprendre peut-être mais quel est le discours sur lequel l'homme cet être si bizarre parfois aime à se complaire,l'argent uniquement et ce depuis la fin de la guerre et dire le contraire serait de bien mauvaise foi,oh pardon j'oubliais le sport alors la famille sans rendement excusez du peu surtout quand on entend des pères de familles oser avouer ,moi je fais des enfants tardivement pour être entretenu par mes enfants et voir ma femme plus jeune aller bosser parcontre jamais je n'ai entendu pareil discours de la part de la gente féminine et ce sans vouloir faire de la discrimination entre hommes et femmes bien au contraire sans eux ma vie aurait été bien insipide!
bien à vous et bonne journée

Écrit par : lovsmeralda | 01/07/2011

@Julien: je ne fais que répéter mon message de FB: quand vous achetez votre pain, vous le payez avec un sourire ?

Et je rajouterais: il est bien naïf de vouloir faire des toilettes en or pour tuer le capitalisme. Je parlais de management, pas de "maquerinat", car vouloir payer les femmes qui restent au foyer (ou les rares, trop rares hommes) revient à payer leurs prestations familiales, dont les sexuelles... vision socialiste de la famille ?

Une famille à laquelle on donne le temps de fonctionner, de gérer, de réfléchir aux enjeux avec une vision responsable et libre (au contraire d'une attitude assistée et dépendante) revient à rendre le pouvoir à la famille, et quand je dis famille, je dis bien homme et femme et enfants, comme un tout, une unité sociale. Vous avez une famille, Julien ? je suis ravie de vous alarmer, car la situation individualiste est alarmante, et si vous ne l'avez pas encore remarqué, il est temps de le faire !

Écrit par : jill Székely | 01/07/2011

que proposez-vous concrètement politiquement ? je peine à comprendre.

Écrit par : Julien Cart | 01/07/2011

Notre société doit donner les conditions cadres nécessaires à la création d'entreprises et à leur croissance (dans croissance tenez compte d'une vision responsable de l'entreprise - les trois "p", vous connaissez, je suis sure). L'entreprise est ce qui permet à l'humain de vivre ensemble, de commercer, d'échanger. Il en est de même pour la famille (pour ceux qui en veulent une). Il faut que l'état fournisse les conditions cadres favorables à la création et à la croissance de la famille. Mais que les conditions cadres. La famille restera toujours du domaine privé. C'est vous, c'est votre ami-e, c'est vos choix. Mais pour choisir, il faut être responsable de ses choix, être libre de les effectuer, accepter tous les modèles possibles: la famille avec une femme au foyer est tout autant une famille qu'une famille où les deux travaillent etc. La famille n'est pas la somme des individus qui la remplissent, c'est la molécule qui contient les différents constituants que sont ses membres. Politiquement je revendique de permettre aux familles de vivre ensemble, et non de soigner les membres rendus malades par un individualisme subi. Avant d'avoir des droits, chacun a des devoirs, et où mieux que dans la famille pouvoir les pratiquer ? Pour ensuite pouvoir vivre en société, avec les autres, et non contre eux. Voilà ma PME, une entreprise qui constitue le tissu économique de notre Suisse. Parce que ce dont les sociétés parlent tout le temps est non pas le "profit", mais bien les "valeurs".

Écrit par : jill Székely | 01/07/2011

mais je ne vois là aucun objectif concret de société pour lequel se battre politiquement, par exemple au conseil national...

concrètement je répète donc, que proposez-vous pour vaincre cet individualisme ? vous parlez de conditions cadres, un beau concept, mais que recouvre-t-il concrètement ?

Écrit par : Julien Cart | 02/07/2011

Et vous, vous proposez quoi ?

Écrit par : jill Székely | 02/07/2011

Alors ça, tout un billet de blog consacré à la famille, et aucune solution proposées ? Pour une candidate au national, je trouve un peu mince.

Mais étant moi-même candidat, je peux vous proposer les pistes que les jeunes vert-e-s Genève proposent dans leur programme, programme que nous allons dévoiler bientôt à la presse.

Notre point de départ est de refuser l'idéologie libérale et sarkosyste qui se cacher derrière le "Travailler plus pour vivre moins". La réduction de travail est donc un de nos points centraux. Il faut donner plus de temps aux transactions humaines plutôt que financières.

Nous tenons à valoriser les tâches non marchandes, donc souvent domestiques, mais actuellement en Suisse la situation du partage des tâches au foyer n'évolue pas : en 1997 le temps consacré au travail ménager et familial par semaine pour les femme était en moyenne de 31 h et pour les hommes 16h. En 2007 ? Les hommes en font 18h... L'évolution n'est pas si manifeste, que proposez-vous, vous et votre parti, pour changer cela ? Laisser un peu plus libre le marché pour qu'il change naturellement les choses ? Votre billet ne dit rien sur ces questions.

Selon moi, ce qu'il faut c'est chercher à développer l'émancipation de la famille patriarcale, donc de la stricte cellule familiale, en développant des structures de vie coopérative où vivre de manière à développer l'autonomie de chacun-e en respectant certaines règles de vie commune, non plus établie par le capital, mais par le partage équitable des tâches.

Que proposez-vous quant à vous pour sortir de la division sexuelle du travail engendrée par le capitalisme et la révolution industrielle ? Quelles sont vos mesures pour sortir les femmes de la double journée de travail - travail domestique, soin des enfants et travail à l'extérieur - quand elles ne sont pas encore totalement exclues du marché du travail. Qu'allez-vous faire pour les femmes qui sont exclues de ce marché, où qui continuent d'être moins bien traitées dans celui-ci (des emplois moins sûrs, moins rémunérés, des avs insuffisante, un chômage plus élevé, etc.) ?

Il ne suffit pas d'écrire "féminisme" en entête d'un billet de blog pour avoir une certaine crédibilité.

Et pendant ce temps, nos sociétés sont encore largement inégalitaires - et souvent nous sommes dans l'erreur en pensant que le patriarcat et le sexisme appartiennent qu'à d'autres cultures : non la nôtre aussi reste largement dominée par les rapports sociaux de sexe et l'oppression des hommes sur les femmes.

Les jeunes vert-e-s Genève proposent, quant à eux, de sortir de cette oppression millénaire des hommes sur les femmes, en valorisant la sphère non marchande (donc le sphère domestique), pour que femmes mais surtout hommes aient envie de s'y impliquer ensemble de manière égalitaire (ce qui est loin d'être le cas) pour sortir de la marchandisation de nos sociétés consuméristes.

Nous nous sommes posés la question qu'elles étaient les meilleures moyens concrets pour ce faire : nous avions abandonné l'idée d'un salaire domestique (même que celui-ci permettrait de valoriser la sphère domestique : car tout travail salarié est enfin reconnu et permet à celles qui le font d'avoir un statut de travailleuse et non de simple "mère/femme au foyer") car nous voulons démarchandiser la société, et non rajouter des contrats de travail entre les personnes.

Nous avons donc plutôt pensé à instaurer un vrai (pas de deux jours) congé paternel et un congé parental où l'homme est tenu de prendre une partie de ce congé - ce pour qu'il soit dès la naissance de l'enfant poussé à s'investir dans l'éducation des enfants et dans les tâches ménagères.

Nous avons encore toute une série de propositions en matière d'égalité entre les sexes, et encore d'autres qui proposent de sortir de l'aliénation marchande de nos sociétés, qui nous contraignent à produire plus pour vivre moins.

J'attends pour ma part toujours vos propositions concrètes...

Écrit par : Julien Cart | 06/07/2011

@Julien Cart,ce que je vais écrire va vous faire dresser les cheveux sur votre tête en effet pour ceux nés bien longtemps avant vous je suis tombée par hasard sur un article Suédois qui disait ceci:on a lancé une mode celle des hommes à la maison,celle-ci n'a duré que le temps d'une chanson ,les autres nous ont suivi en pensant que ce système durerait chez nous,de qui est cette phrase?du groupe Abba misssionnaire en son temps d'une révolte de jeunes cherchant à attirer l'opinion mondiale sur les stérilisations forcées qui eurent lieu dans leur pays comme en Norvège,cette mode de l'homme restant à la maison fut prise au sérieux , la Suède entretemps fit marche arrière,le Dalai Lama un jour eut cette phrase aussi,les occidentaux sont des gens admirables croyant tout et fonçant dans tout ce qui leur est proposé même par des charlatans et dieu sait qu'ils sont légions surtout dans le monde des modes en tous genres mais qui ne durent elles et très souvent que le temps d'un valse à mille temps,c'était un piège parcontre les Suédois avaient réussi grâce à Abba à sortir de l'anonymat,ce pays un peu tombé dans l'oubli après guerre pouvait à nouveau revivre!
bonne journée à vous

Écrit par : lovsmeralda | 06/07/2011

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