10/09/2012

ADAM & REVE

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Mariage blanc

- Bonjour mademoiselle Solen.

Jo se retourna et son visage marqua une telle surprise que la grande dame qui se tenait debout devant sa chaise reprit.

- Je ne voulais pas vous effrayer, Jo, vous allez bien ?

Jo se leva et saisit la main longue et soignée qui était tendue devant elle.

- Oui Madame, très bien. Puis-je vous présenter ma mère et son épouse ?

Kim se leva et à son tour saisit cette main majestueuse.

- Kim Solen, bonjour Madame.

Swan s'était levée à son tour.

- Swan Solen, Madame.

- C'est un honneur de vous rencontrer toutes les trois en une telle occasion. Jo,  vous êtes resplendissante, le bronzage vous va à merveille, et vous avez peut-être pris un ou deux kilos ? Cela vous rend belle comme un fruit mur que l'on a envie de prendre dans sa main. Dites-moi, Jo, où en êtes-vous de vos études ?

- Je reprends demain la fac de droit, comme toutes. Et c'est ma dernière année, je vais faire mon travail de diplôme.

- Votre travail de diplôme ? Sur quoi porte-t-il ?

- Madame, veuillez m'excuser mais je ne peux pas le dire. La directrice m'a demandé d'être discrète, pour des raisons de...

- Cette Angie, elle protège son université comme une mère sa fille. Elle veut toujours le meilleur pour les meilleures. Enfin, je comprends et apprécie grandement votre respect de cette consigne, non écrite. Le thème doit être intéressant, je lirai votre thèse quand elle sera publiée et officielle, vous voudrez bien m'en faire parvenir un exemplaire je vous prie.

- Ce serait un honneur, Madame !

- Et Jo,  si vous cherchez un endroit ou votre carrière sera à la hauteur de vos compétences, venez nous voir. Les talents sont rares de nos jours et je connais le vôtre. Nous avons toujours besoin de très bons juristes chez  UGLA.

La créature s'était tournée vers Kim, qui s'était rassise. De son aplomb, elle sourit d'un sourire sans sourire et termina.

- Madame Solen, votre fille est un cas, je suppose que vous le savez. Enfin je veux dire, une exception. Je suis enchantée d'avoir fait votre connaissance, bonsoir.

 

Et, suivie de ses suivantes, Mme Mado  C. Crone se dirigea sobrement vers la table d'honneur. Plusieurs femmes se levèrent sur son passage, d'autres vinrent lui serrer la main, faire une révérence ; parfois on voyait un signe de tête parmi les invitées. Mme  C. Crone portait une robe bleu nuit assez longue pour avoir une traîne qui empêchait ses suivantes de rester trop près d'elle.  Elle marchait comme une reine, ses cheveux remontés sur la nuque, un bijou de rubis et de diamant s'écoulant sur son cou. Arrivée à la table d'honneur, sa chaise se recula et elle s'assit, face a la salle comble des invitées, à la droite de la mère de Julia. Elle se pencha sur son oreille et toutes deux se mirent à rire.

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