13/09/2012

ADAM & REVE

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Mens, songe !

Quand Jo se réveilla, elle était étendue sur un lit immense. Au-dessus d'elle trônait un baldaquin immense. Elle tourna les yeux et vit saman assise sur le bord du lit, elle lui tenait la main en répétant : « ma chérie, ma chérie ». Derrière elle, debout et droite comme la justice se tenait Madame  C. Crone. Son visage était tendu et quand elle vit que Jo la regardait, un semblant de sourire illumina ses traits. Son autre bras était bloqué dans un tube et Jo, en regardant de ce côté, vit une ravissante jeune femme dans une jolie robe de taffetas bleu turquoise en train de la manipuler.

- Bonjour Jo,  je suis la docteur Maje. Comment vous sentez-vous ?

- Bien merci, un peu faible peut être.

- Etes-vous majeure ?

- Euh, oui j'ai eu vingt ans le premier août.

- Alors Madame C. Crone et vous Madame, puis-je vous demander de quitter la chambre ?

Madame  C. Crone ne broncha pas et quitta majestueusement la pièce. Kim regarda tour à tour sa fille et la docteure et finalement se plia à la requête et se leva.

- Vous pourrez revenir quand je sors, attendez devant la porte.

- Très bien, merci docteure.

Kim sortie, la docteure Maje regarda Jo, et en rangeant son appareil, déclara :

- Vous êtes enceinte.

Jo n'aurait su dire s'il s'agissait d'une question ou d'une affirmation, alors elle resta silencieuse.

- Vous avez eu une chute de tension, une hypoglycémie je suppose. Je vais vous donner un sérum très concentré en oligo éléments et surtout en fer. Vous souffrez d'anémie et mon conseil est que dès demain vous preniez contact avec votre clinique pour un examen du sang un peu plus approfondi. Vous êtes suivie par quelle clinique ?

Jo mentit, mais seulement à moitié, car son intention était bien d'aller voir Mme Emma.

- A la Clinique de la Paix.

- Ah, je connais bien la directrice, Mme Emma. Si vous voulez, je l'appelle.

- Non, non, merci, je le ferai moi-même je préfère, c'est un peu délicat.

- Votre mère ne sait pas encore ?

- C'est un peu ça. C’est une histoire compliquée.

- Qui ne me regarde pas, mais le diagnostic médical me concerne. Vous devez impérativement faire un contrôle. Vous me promettez ?

- Je vous le promets.

- Merci. J’espère que votre mère ne sera pas trop fâchée d'avoir dû sortir, mais dans ces situations un peu particulières, je ne sais jamais si toutes les personnes sont au courant. En plus, je pense que Mme  C. Crone n'a pas besoin de connaître votre vie privée. Et je ne pouvais pas la faire sortir et laisser votre mère. Vous lui expliquerez ? Vous savez, Madame  C. Crone n'est pas la première venue. Et nous sommes dans son château!

- C'est son château ?

- Oui, parmi d'autres petites choses. Je comprends qu'elle n'ait pas envie d'avoir des soucis le soir de cette magnifique fête. Mais je suis quand même surprise qu'elle se soit dérangée pour un étourdissement. Elle vous connaît ?

- Oui, enfin, pas vraiment. Mais je crois qu'elle m'apprécie, sans doute à tort !

- C'est pourquoi elle est venue. Vous avez de la chance, vous aurez pu, et moi aussi par la même occasion, apprécier la beauté des chambres.

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