14/11/2013

LES femmes n’existent pas, LA femme non plus d’ailleurs…

Pourquoi les femmes ont-elles cette réputation de se « crêper le chignon » ? Sachant que depuis fort longtemps la femme à cheveux longs… ne porte plus le chignon ! 

Aujourd’hui, je vais vous révéler le scoop de l’année. Pour une raison qui m’échappe, les hommes, scientifiques intelligents, organisés, structurés et raisonnés ont créé des catégories. Chez les hommes, ils ont imaginé deux catégories : les hommes et les femmes. Les enfants, une catégorie hybride, pas finie et les vieux, une catégorie du même genre.

Les hommes se sont unis fraternellement, comme dans le républicain « liberté, égalité, fraternité » français dont les femmes étaient exclues. A contrario, si les hommes étaient si fraternels, en pater familias tout puissant, après Dieu quand même, les femmes constituaient un sous-groupe, inféodé et néanmoins nécessaire (ou inféodé parce que nécessaire, n’est-ce pas Sophie ?). Les femmes. La femme. Cet être dit humain, parfois, qui engendre d’autres êtres.

Seulement voilà. Les temps passent avec les révolutions et les petits bonapartes. Les femmes deviennent des hommes comme les autres, avec droit de vote et permis de conduire (enfin pas partout). Et c’est là que le bas blesse (le bât c’est viril, le bas bleu, c’est féminin).

En effet, si les hommes forment une catégorie quasi homogène dans leur fonctionnement, autrefois militaire aujourd’hui professionnel, avec comme seule distinction celle hiérarchique qui s’élève vers les hauteurs d’un cesar sur son cheval, les femmes, elles, sont totalement hétérogènes.

Comment comment crierez-vous ? Et bien oui. Prenez un homme, votre voisin de palier, votre petit-ami, le chauffeur de bus, le banquier, l’architecte ou l’avocat… quelle que soit sa profession, une fois son diplôme en poche, que fait-il ? Sauf erreur de parcours appelée chômage ou maladie, il – je vous le donne Emile – TRAVAILLE. Chaque lundi, chaque mardi, chaque mercredi, chaque jeudi, chaque vendredi etc. il met son petit uniforme (de chauffeur, de banquier, de libéral) et il part travailler. Qu’il soit marié, jeune, célibataire, homo, avec des enfants, vieux, hétéro avec ou sans maîtresse, divorcé, heureux ou malheureux… il part à son travail.

Les femmes ? Prenez votre voisine de palier, celle qui a trois mouflets dont le dernier crachouille encore dans une poussette, votre belle-sœur, celle qui a fait des études de ouf et qui vit carrière, dort carrière, mange carrière, pense carrière ; votre meilleure amie qui a décidé de bosser à mi-temps quand elle a mis au monde son deuxième… vous-même, quand vous aviez vingt ans, trente ans, quarante ans et quand vous aurez cinquante et soixante. A chaque âge une catégorie différente, à chaque femme un profil différent. Entre la célibatante et la mère au foyer, un océan de différences les sépare. Entre la nana de 25 ans qui vient de finir ses études et la femme cadre de 45 ans, des montagnes s’élèvent.

Alors comment voulez-vous faire UNE catégorie de tant de catégories ? Les femmes sont matricielles, non seulement de par leur biologie mais de par leur âge et leur position familiale, sociale, professionnelle. 

Alors voilà ! Les femmes « se crêpent le chignon » ? Les femmes ont des avis « divergents » ? Les femmes ne « s’accordent pas entre elles » ? Les femmes sont « des louves pour les femmes ? » Les femmes ne sont pas « solidaires » ? Evidemment ! Les femmes comme une catégorie unique d’individus n’existe que dans une vision biologique de la race humaine ! Comme les juments pour les chevaux ! Mais dans une vision professionnelle, sociétale, familiale, monsieur va chaque jour enfiler son joli costume pour aller travailler, alors que madame va soit porter un vieux jeans pour rester s’occuper des enfants ou enfiler ses talons aiguilles pour aller diriger son entreprise – ou l’inverse.

Le jour où il y aura autant de catégories d’hommes qu’il y a de catégories de femmes, ce qui ne saurait tarder au regard de la génération Y (on peut rêver), les femmes et les hommes seront identifiés par leur groupe de fonction sociétal et non par leur sexe. Alors on pourra oublier ce maître mot du début du 21ème siècle : l’égalité. 

Et Dieu créa la Femme, homme et femme il la créa.

Commentaires

Il faut reconnaître que le terme sororité n'était pas à la mode à l'heure de la révolution française.
Amicalement

Écrit par : NIN.À.MAH | 15/11/2013

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