15/11/2013

Manifeste pour Bénédicte Montant, notre Olympe en commission

Dans notre belle Genève, à la Commission des Droits de l'Homme (auparavant Droits Humains) ne siègent que des hommes, et UNE femme...

On a fait du chemin depuis Olympe de Gouges et la Révolution française !

 
Manifeste en faveur des femmes en politique.
Bénédicte, sois une digne apôtre des femmes et de notre parti !
 
- Ne fais pas les cafés, sinon on va te prendre pour la boniche,
- Fais les cafés, pour prouver que tu as dépassé les questions d'égalité;
 
- Parle fort, pour qu'on t'entende,
- Ne parle pas fort, pour qu'on ne dise pas de toi que tu es une hystérique;
 
- Sois féminine, pour montrer que tu es une "vraie" femme,
- Ne sois pas féminine, pour qu'on ne puisse pas dire que c'est "parce qu'elle est jolie";
 
- Utilise un langage intellectuel, pour montrer que tu sais t'exprimer et que tu as fait des études supérieures,
- N'utilise pas un langage intellectuel, pour ne pas passer pour une snob arrogante et académique;
 
- Utilise un langage simple, pour être comprise,
- N'utilise pas un langage simple, pour ne pas être prise pour l'idiote de service;
 
- Porte des talons hauts, pour montrer qu'une femme peut faire de la politique et être sexy,
- Ne porte pas de talons hauts, pour ne pas recevoir des remarques déplacées sur tes jambes;
 
- Sois blonde, parce que tu l'es,
- Ne sois pas blonde, parce que tu ne l'es pas...
 
"La femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune." Olympe de Gouges, 1789
 

14/11/2013

LES femmes n’existent pas, LA femme non plus d’ailleurs…

Pourquoi les femmes ont-elles cette réputation de se « crêper le chignon » ? Sachant que depuis fort longtemps la femme à cheveux longs… ne porte plus le chignon ! 

Aujourd’hui, je vais vous révéler le scoop de l’année. Pour une raison qui m’échappe, les hommes, scientifiques intelligents, organisés, structurés et raisonnés ont créé des catégories. Chez les hommes, ils ont imaginé deux catégories : les hommes et les femmes. Les enfants, une catégorie hybride, pas finie et les vieux, une catégorie du même genre.

Les hommes se sont unis fraternellement, comme dans le républicain « liberté, égalité, fraternité » français dont les femmes étaient exclues. A contrario, si les hommes étaient si fraternels, en pater familias tout puissant, après Dieu quand même, les femmes constituaient un sous-groupe, inféodé et néanmoins nécessaire (ou inféodé parce que nécessaire, n’est-ce pas Sophie ?). Les femmes. La femme. Cet être dit humain, parfois, qui engendre d’autres êtres.

Seulement voilà. Les temps passent avec les révolutions et les petits bonapartes. Les femmes deviennent des hommes comme les autres, avec droit de vote et permis de conduire (enfin pas partout). Et c’est là que le bas blesse (le bât c’est viril, le bas bleu, c’est féminin).

En effet, si les hommes forment une catégorie quasi homogène dans leur fonctionnement, autrefois militaire aujourd’hui professionnel, avec comme seule distinction celle hiérarchique qui s’élève vers les hauteurs d’un cesar sur son cheval, les femmes, elles, sont totalement hétérogènes.

Comment comment crierez-vous ? Et bien oui. Prenez un homme, votre voisin de palier, votre petit-ami, le chauffeur de bus, le banquier, l’architecte ou l’avocat… quelle que soit sa profession, une fois son diplôme en poche, que fait-il ? Sauf erreur de parcours appelée chômage ou maladie, il – je vous le donne Emile – TRAVAILLE. Chaque lundi, chaque mardi, chaque mercredi, chaque jeudi, chaque vendredi etc. il met son petit uniforme (de chauffeur, de banquier, de libéral) et il part travailler. Qu’il soit marié, jeune, célibataire, homo, avec des enfants, vieux, hétéro avec ou sans maîtresse, divorcé, heureux ou malheureux… il part à son travail.

Les femmes ? Prenez votre voisine de palier, celle qui a trois mouflets dont le dernier crachouille encore dans une poussette, votre belle-sœur, celle qui a fait des études de ouf et qui vit carrière, dort carrière, mange carrière, pense carrière ; votre meilleure amie qui a décidé de bosser à mi-temps quand elle a mis au monde son deuxième… vous-même, quand vous aviez vingt ans, trente ans, quarante ans et quand vous aurez cinquante et soixante. A chaque âge une catégorie différente, à chaque femme un profil différent. Entre la célibatante et la mère au foyer, un océan de différences les sépare. Entre la nana de 25 ans qui vient de finir ses études et la femme cadre de 45 ans, des montagnes s’élèvent.

Alors comment voulez-vous faire UNE catégorie de tant de catégories ? Les femmes sont matricielles, non seulement de par leur biologie mais de par leur âge et leur position familiale, sociale, professionnelle. 

Alors voilà ! Les femmes « se crêpent le chignon » ? Les femmes ont des avis « divergents » ? Les femmes ne « s’accordent pas entre elles » ? Les femmes sont « des louves pour les femmes ? » Les femmes ne sont pas « solidaires » ? Evidemment ! Les femmes comme une catégorie unique d’individus n’existe que dans une vision biologique de la race humaine ! Comme les juments pour les chevaux ! Mais dans une vision professionnelle, sociétale, familiale, monsieur va chaque jour enfiler son joli costume pour aller travailler, alors que madame va soit porter un vieux jeans pour rester s’occuper des enfants ou enfiler ses talons aiguilles pour aller diriger son entreprise – ou l’inverse.

Le jour où il y aura autant de catégories d’hommes qu’il y a de catégories de femmes, ce qui ne saurait tarder au regard de la génération Y (on peut rêver), les femmes et les hommes seront identifiés par leur groupe de fonction sociétal et non par leur sexe. Alors on pourra oublier ce maître mot du début du 21ème siècle : l’égalité. 

Et Dieu créa la Femme, homme et femme il la créa.

12/11/2013

1:12: Messieurs les Anglais, riez les premiers !

Gagner plus est humain. VOUS, imaginez qu’on vous propose le même job, voire un job plus intéressant… et qu’il est mieux payé. Vous allez le refuser ? Et s’il est moins bien payé ? Soyez honnête avec vous-même, à moins d’avoir suivi un séminaire chez Mère Térésa ou l’Abbé Pierre, vous posez vos sandales de cuir tressé, et vous prenez. 

Vous gagnez 7000 francs, on vous en propose 5000. Que faites-vous ? 

La différence entre vous et ceux qui sont là-haut dans la cabine de pilotage, c’est qu’eux ils ont plein de manettes. Ils gagnent 70'000 francs (pour comparer) et on leur propose d’en gagner 50'000 ? De deux choses l’une. Soit ils déplacent la cabine de pilotage… à Londres par exemple, ou Dubai ou Gibraltar… soit ils restent en nos vertes praires et lacs truiteux, acceptent avec le sourire les 50'000 francs et… 

se font payer les 20'000 francs restants… à Londres, par exemple. Ce qui est formidable pour l’Angleterre. Et vous savez pourquoi ? Parce que la Suisse lui propose sur un plateau des recettes fiscales élevées ! Nous on garde le bonhomme, et eux ils ont ses impôts ! Il travaille en Suisse mais paie sa Majesté la Reine d’Angleterre. 

Après avoir déchiré notre manteau pour en donner la moitié aux américains, et l’autre moitié à la France, il nous restait de donner notre culotte aux anglais ! 

Bientôt il ne va nous rester que nos sandales de cuir tressé, et on dira :

Vive Jesus Suisse !

05/11/2013

Tu veux une télé ? fais un bébé !

Dans un magnifique pays de lacs entourés de montagnes, la Confédération Providentique, vivaient de paisibles citoyens et citoyennes : les Cits. Ils broutaient l’herbe de leurs champs, mangeaient du chocolat et avaient comme loisir de regarder constamment leurs montres, horloges, pendules et autres aiguilles de clocher. 

Dans ce pays merveilleux, les Cits travaillaient dur leur labeur de chaque jour. Au matin les Cits se levaient pour aller travailler, qui dans les champs, qui dans les usines ou les bureaux, et le soir, les Cits rentraient à leur foyer, heureux du travail accompli. Les Cits étaient persévérants, réguliers, jamais malades, toujours à l’heure.

Après des années de sage épargne, monsieur Cit rencontrait sa future madame Cit. Tous deux s’installaient dans une jolie maison avec des géraniums aux fenêtres, celles que les japonais adorent prendre en photo le dimanche au soleil.

Quand bébé Cit venait au monde, madame Cit restait un peu plus à la maison et allait moins au travail. Monsieur Cit travaillait encore plus pour subvenir aux besoins de la famille. Tous deux avaient bien réfléchi, longuement muri leur décision de produire un rejeton Cit. Après de longues années, les futurs parents avaient franchi le pas. La cuisine pouvait compter sur son mixer coloré, la voiture était payée, les traites des meubles remboursées. Le temps de bébé était venu.

Puis bébé eut une petite sœur Cit. Tous deux et leurs parents formaient la famille idéale que les japonais adorent prendre en photo le dimanche matin au soleil devant la maison aux géraniums.

Tout allait bien dans la Confédération Providentique. Les Cits travaillaient et après avoir épargné, produisaient les Cits de demain. 

Mais un jour, un ange, un génie, une divinité, dieu lui-même peut-être ! eut l’idée extraordinaire de modifier le biotope humain et privé de la famille. En effet, la Confédération Providentique allait verser de l’argent à madame Cit. Monsieur Cit et madame n’étaient plus responsables de leurs choix, les instances supérieures, celles qui siègent tout près du ciel, en avaient décidé autrement. L’argent tomba dans la maison tirelire comme la pluie sur le jardin. Madame Cit ricanait en voyant sa voisine partir le matin travailler à l’usine, car elle, madame Cit, elle avait la rente de dieu ! Plus besoin de travailler ! Elle commença à manger des tartines de beurre beurrées devant la télévision, puis des glaces de crèmes glacées. Madame Cit grossit lourdement, monsieur Cit aussi d’ailleurs. Tous deux adoraient les émissions intellectuelles du début de soirée de 19h à 22 h, ensuite, ils allaient se coucher. Les enfants mangeaient bien, la vie était belle en Confédération Providentique. Lors de chaque votation ou élection, la famille Cit se déplaçait en troupeau jusqu’au local de vote de leur commune pour glisser dans l’urne l’indulgence de remerciement au dieu providentique qui leur versait chaque mois cette manne divinifique.

Mais un soir, un orage sombre s’écrasa sur la maison aux géraniums. Un terrible éclair, un tonnerre effrayant. Sans crier gare, le soir de l’émission passionnante de télé réalité sur les gens qui mangent leurs chiens, la télévision, contre toute attente, rendit l’âme. Sans doute que les chiens sont immangeables et que la télévision le soupçonnait!

Le coût d’une nouvelle télévision n’était pas budgété dans les finances de monsieur et madame Cit. Alors madame fondit en larme. Le lendemain, quand monsieur Cit partit au travail en chaussettes blanches, madame pleurait encore. Le soir, devant leur assiette et l’écran noir de honte, elle pleurait toujours. Monsieur Cit n’en pouvait plus. A la fin du repas, il plia soigneusement sa serviette, repoussa sa chaise et se leva. Il avait pris une décision. Là, en bout de table, devant sa femme en larmes et les enfants muets, il toussota pour s’éclaircir la voix et déclara :

« Tu veux une télé ? T’as qu’à faire un bébé…

…et le dieu de la Confédération Providentique financera. Je me suis renseigné, au troisième gamin, la rente est augmentée car il faut une nouvelle voiture, une chambre de plus et que tout cela coûte très cher ». 

Madame Cit releva la tête, ravala sa morve et sourit à travers ses larmes. « On pourrait avoir une télé et une voiture ? » Elle resta pensive quelques instants et se remit à pleurer. Quand enfin elle put reprendre quelques esprits, elle soupira 

« Oui mais il faudra encore attendre neuf mois pour avoir la télé ! ».